Comprendre et accompagner son cycle féminin de façon naturelle

Publié par FF590113 le

Reconnection à son cycle féminin

Il y a bien longtemps, j’ignorais complètement mon cycle féminin. En réalité, et comme pour beaucoup d’autres femmes, mes cycles étaient plutôt source d’inconfort, de mal-être ou de gêne car associés aux règles. Et comme pour beaucoup d’autres femmes, je n’aimais guère ma période de menstruation.

Je me rappelle ces moments où, adolescente, je me sentais honteuse si mes vêtements étaient tâchés de sang. Plus tard, en prenant la pilule, je ne savais à peine où j’en étais dans mon cycle.

On ne nous avait pas appris à observer les signes de notre corps en étant jeune.

Comment se reconnecter à son cycle ? Qu’est-ce que cela apporte ? Comment procéder ?

Mon expérience avec les cycles

Quand j’ai commencé à observer mes cycles, j’ai commencé à me découvrir plus en profondeur.

D’abord, j’ai tout simplement débuté cette observation en notant les jours de mes menstruations et comment je me sentais physiquement et émotionnellement. Je voyais à certains moments, j’avais plus ou moins d’énergie ou alors je me laissais plus emportée par mes émotions.

Puis, j’ai découvert les archétypes féminins dans le livre « Lune rouge, les forces du cycle féminin » de Miranda Gray explique fort bien les trésors cachés du cycle et de la féminité.

J’ai mieux compris les différentes phases de mon cycle, et qu’il est important d’adapter son rythme de vie en fonction de ces 4 phases.

Aujourd’hui je constate assez fréquemment en cabinet que les femmes sous pilule se sentent déconnectée de leur corps, de leur fertilité naturelle et constatent avec tristesse une baisse de leur libido. D’autres paramètres sociaux, éducatifs et une vie souvent stressante font que nous les femmes n’avons plus conscience des différentes phases qui rythment notre cycle.

Lors de ces cycles nous pouvons ressentir des fluctuations hormonales conséquentes (œstrogènes et progestérone) qui retentissent sur notre énergie, notre créativité, notre rapport à l’alimentation, notre humeur ou encore notre fertilité. Or, lorsque nous prenons la pilule nous sommes soumises à des hormones synthétiques qui modifient les vrais ressentis dus aux hormones naturelles. De plus en plus de femmes souhaitent reprendre la main sur leur corps et se synchroniser à nouveau à leur cycle.

Ainsi elles deviennent actrices de leur cycle et subissent moins les effets secondaires qui y sont liés.

Il est nécessaire pour cela d’avoir une bonne connaissance des différentes phases du cycle afin d’adapter son mode de vie en conséquence.

Apprivoiser son cycle

Le cycle féminin est un cadeau lorsqu’on commence à l’apprivoiser, l’écouter et s’y adapter. La nature féminine est cyclique et on ne peut aller contre ce rythme, sous peine de naviguer à contre-courant et de s’épuiser. Les organisations actuelles dans les entreprises privilégient plutôt un modèle Yang masculin, dur et compétitif et ne laissent pas beaucoup la place à une énergie Yin féminine. Par conséquent, la femme suit un modèle linéaire où elle doit déployer son énergie de façon constante. Or, il est possible, petit à petit, d’incorporer une organisation plus cyclique dans votre vie, votre travail et vos obligations, mais aussi vos loisirs, vos projets personnels et bien entendu la gestion de votre bien-être. Synchroniser hygiène de vie et fluctuations hormonales

Synchroniser hygiène de vie et fluctuations hormonales

Synchroniser son hygiène de vie avec ses cycles menstruels peut être bénéfique pour favoriser le bien-être général et atténuer certains symptômes associés aux différentes phases du cycle.

Cela permet également d’adapter sa forme physiologique et émotionnelle à son quotidien et ainsi de tirer le meilleur parti de soi. De mieux connaitre le fonctionnement de son corps et d’harmoniser ainsi son rythme de vie en fonction des différentes phases du cycle. On pourra par exemple préférer planifier une réunion lors de la phase folliculaire où l’énergie et la créativité sont à leur maximum. Et prévoir un emploi du temps plus light lors de la phase lutéale où le besoin de cocooning se fait impérieux.

Voici quelques conseils pour y parvenir durant les 4 phases, il s’agira d’adapter son alimentation, son état d’esprit, et sa pratique sportive.

Les menstruations

En général cette phase va de J1 à J5.

C’est la phase du cycle menstruel où la paroi de l’endomètre s’écoule à travers les saignements. Les hormones sont au plus bas et ce sont les taux d’oestrogène qui vont remonter en premier.

Adapter son alimentation

Consommer des aliments riches en fer sera intéressant pour en compenser la perte, comme les légumineuses, le chocolat noir, le boudin, le foie, la spiruline ou encore différentes noix. Les soupes chaudes constituées de légumes (choux, épinards, champignons, haricots, blettes) seront les bienvenues ainsi qu’une nourriture nourrissante et anti-inflammatoire riche en bons gras comme les oméga-3 (petits poissons gras et huiles de noix, chanvre ou lin), les épices comme le curcuma, la cannelle ou le cumin. Il est également nécessaire de boire suffisamment car le fait de saigner entraine aussi des déperditions d’eau. Éviter alcool et café qui sont excitants et pourraient aggraver les douleurs de règles.

Les besoins caloriques sont augmentés à ce moment, c’est donc normal d’avoir plus faim à cette période, je vous conseille d’augmenter votre part de protéines le matin pour équilibrer votre satiété sur la journée et éviter le grignotage et les envies de sucre !

Pratiquer un exercice physique adapté

L’exercice physique devra être doux et adapté à la période, le Pilâtes ou le yoga sont recommandés durant cette période, il ne faut pas hésiter à pratiquer également des techniques comme la méditation, le massage  ou la sophrologie. Les balades en plein air sont les bienvenues.

Harmoniser son mode de vie

C’est le moment de prendre soin de soi, de se reposer et de se ressourcer avant l’arrivée d’un nouveau cycle.

La phase folliculaire

Cette phase peut varier en durée, allant en général de J6 à J16.

Les oestrogènes commencent à augmenter pour atteindre un pic à l’ovulation. Vers la fin de cette phase on va observer également une augmentation de la testostérone (hormone de la performance). Le niveau hormonal progresse par conséquent de façon régulière. Pendant cette période l’organisme se prépare à libérer un ovule. Les femmes se sentent davantage en énergie, confiantes et prêtes à entrer en action. L’énergie va de fait augmenter avec des répercussions physiologiques et psychiques sur la femme. C’est donc le moment de soutenir cette énergie et de l’utiliser à bon escient.

Adapter son alimentation

C’est pendant cette phase du cycle que la glycémie reste la plus stable, avec un meilleur ressenti de satiété, moins de ringales et une diminution de l’appétit par rapport à la seconde moitié du cycle. L’organisme gère plus efficacement la glycémie, les aliments énergétiques seront par conséquent à l’honneur comme les légumes verts riches en vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les oméga-3 avec les petits poissons gras, les protéines et les aliments riches en vitamine E pour favoriser la croissance des follicules comme l’huile de germe de blé, les amandes, les graines de tournesol, de lin, les noix, les œufs de poisson, les avocats ou encore les épinards. Les aliments fermentés type kéfir, légumes lactofermentés … viendront nourrir les œstrogènes.

Pratiquer un exercice physique adapté

C’est une période favorable à l’entrainement à haute intensité,  car le regain de l’énergie est là. L’intensité devra être contrôlée et les exercices viseront plutôt à travailler les muscles profonds, varier les activités de renforcement à charges élévées et cardio à intensité vairié également. 

Harmoniser son mode de vie

Les hormones influencent généralement de façon positive notre humeur à cette période du cycle, ce qui peut booster notre motivation, une meilleure gestion de nos émotions, et d’être plus efficace sur nos tâches du quotidien

La phase ovulatoire

Autour de J14, mais très variable d’une femme à l’autre.

C’est l’événement principal du cycle, l’intégralité du cycle féminin fonctionne pour l’ovulation avec son pic d’oestrogènes.

Une fois l’ovulation réalisée le follicule se transforme en corps jaune. Les œstrogènes sont à leur plus haut niveau avant de commencer à chuter. Parallèlement la progestérone commence à augmenter pour une éventuelle future gestation. La quantité de progestérone sera même bien supérieure à celle des œstrogènes. En effet le corps jaune synthétise beaucoup plus de progestérone que d’œstrogènes.

Les femmes se sentent à ce moment de leur cycle alertes, passionnées et plus amoureuses. C’est donc la période propice pour les projets. L’organisme est de son côté prêt à éliminer le trop plein d’œstrogènes et de toxines. L’ovulation peut entrainer des symptômes comme des nausées, de la constipation, des fringales ou encore des crampes.

Adapter son alimentation

L’appétit augmente généralement autour de l’ovulation, à cette période, le corps a besoin d’encore plus d’énergie pour remplir ses fonctions vitales. Le besoin en calorie peut s’avérer plus important et nécessite des aliments énergétiques comme des glucides complets et des protéines de bonne qualité. L’assiette devra être riche en antioxydants fournis par les légumes et fruits frais de saison. Les aliments riches en magnésium sont les bienvenus pour prévenir d’éventuelles crampes.

Les aliments riches en vitamines du groupe B comme les levures, céréales complètes ou les oléagineux vont contribuer à faciliter la libération de l’œuf et son éventuelle implantation. Il sera également nécessaire de favoriser les aliments bons pour le foie. N’oublions pas que ce dernier a un rôle très important dans le métabolisme des œstrogènes, pensez également aux épices comme le curcuma pour son action anti inflammatoire.

Pratiquer un exercice physique adapté

c’est physiologiquement le pic de forme du cycle, favoriser une pratique intense, l’intensité sera bien supporté à cette période.

Harmoniser son mode de vie

C’est la période du cycle où nous pourrions déplacer des montagnes, physiquement et mentalement, où l’on a davantage confiance en nous, les hormones étant à plein régime, l’humeur est le plus souvent au beau fixe.

C’est le moment de profiter d’intéractions sociales, des sorties entre amis…

La phase lutéale

C’est la phase après l’ovulation, allant globalement du J17 aux règles.

On observe une baisse des oestrogènes et une augmentation de la progestérone. En début de phase on peut se sentir apaisée et concentrée mais aussi parfois un peu affamée puis plus on se rapproche des règles, plus les hormones chutent et plus on peut ressentir de la fatigue, des altérations de l’humeur, de la rétention d’eau… (c’est le fameux syndrome prémenstruel).

La progestérone augmente notre appétit à l’inverse des œstrogènes qui le stabilise, ce qui explique une faim plus importante que d’habitude les jours qui précèdent les règles.
Il faut ne faut pas faire de diète en période prémenstruelle qui risquerait de causer encore plus de fringales et de grignotages. On va plutôt chercher à intégrer suffisamment de protéines, des bonnes graisses, des fibres et des glucides complexes à chaque repas.
On fait également davantage attention à son sommeil et aux niveaux de stress qui ont un impact direct sur notre appétit.

Adapter son alimentation

L’assiette devra comporter des aliments riches en oméga-3, en vitamine C pour favoriser la fabrication de progestérone en cas de nidation et des légumes de saison. Des aliments plutôt chauds, réconfortants et reminéralisants sont à privilégier notamment le fameux bouillon d’os ou de légumes riches en minéraux et hydratant. L’ortie sous forme de tisane est pertinente. Les taux hormonaux élevés peuvent conduire à de la fatigue. Pour la combattre, consommer des aliments riches en tryptophane, précurseurs de sérotonine. Comme les graines de courges, les œufs, le quinoa, la viande blanche, les noix ou encore la banane. Pour éviter la rétention d’eau parfois présente dans cette période prémenstruelle on peut favoriser les aliments diurétiques et éviter la consommation de sucre et de sel en excès.

Pratiquer un exercice physique adapté

L’exercice physique devra être plus doux mais endurant. C’est le moment de privilégier un cours de yoga, de musculation ou de Pilâtes plutôt qu’un footing.

Harmoniser son mode de vie

On ressent le besoin de se cocooner, de se recentrer, une envie d’être plus casanière.

C’est le moment d’effectuer des tâches plus routinières, de prendre soin de soi, de s’offrir des moments calmes, des massages,  des exercices de méditation, de respiration ou de cohérence cardiaque.

Du bon sens

Devenir actrice et connaitre le fonctionnement de son corps plutôt que de subir des phénomènes méconnus. Ressentir un mieux-être physiologique et psychologique.

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https://www.crenolibre.fr/prendre-rdv/80016_meriem-delecroix